Distributeur automatique de lunette, mythe ou réalité ?

Il y a quelques années, la société Opti-Vend a fait le buzz en créant le premier distributeur automatique de lunettes, ce qui permet aux patients de se procurer des lentilles de contact sur ordonnance.

La stratégie de la société américaine consistait à placer plusieurs distributeurs dans les aéroports et les centres commerciaux, où les clients potentiels pourraient besoin de lunettes d’urgence. Il s’agit là de la dernière idée d’Innovative Vending Solutions, une entreprise de distribution automatique qui crée également des machines sur mesure en fonction de vos besoins.

exemple de distributeur automatique lunettetomatique lunette

Dans un secteur qui emploie près d'un Français sur dix, et qui se révèle créateur d’emplois fiable, les entreprises cherchent de plus en plus à vendre plus de produits avec le moins de main-d’œuvre. Les salariés du transport et de la logistique sont de plus en plus remplacés par des équipements capables de traiter les colis plus efficacement que les humains.

Les assistants virtuels remplacent les conseillers du service client. Les kiosques et les machines libre-service éliminent le besoin en personnel caissier. Tout cela pour vous dire que l’automatisation des tâches est un phénomène de plus en plus adopté par les entreprises.

Des distributeurs de lunettes ?

Les distributeurs automatiques vendent désormais des iPod, des maillots de bain, des pièces d’or, des lunettes solaire et des rasoirs ; certains vont même jusqu’à fournir des médicaments sur ordonnance et de la marijuana à des acheteurs potentiels. Et plutôt que de faire appel à un conseiller, ces derniers trouvent facilement des infos sur les produits à l’aide de ces machines à écran tactile.

Les perspectives ne pourraient être que meilleures pour l’industrie de la distribution automatique qui pèse désormais 2 milliards d’euros en France. Plus de 90% des recettes de vente proviennent de snacks, de bonbons et de boissons, mais ces ventes ont diminué ces dernières années. Selon les acteurs de l’industrie, les ventes de machines qui fournissent des produits non alimentaires (à l’exception des cigarettes) se sont multipliées. Déjà, les distributeurs automatiques sont utilisés pour vendre des sets de rasage à 2 euros et des appareils électroniques de 400 euros, ce qui permet aux consommateurs de se familiariser avec ces machines. On imagine facilement donc les acheteurs faire leurs emplettes devant un distributeur automatique, surtout à une époque où les achats en ligne se démocratisent de plus en plus.

Comme vous le savez sans doute déjà, les fabricants et vendeurs de solutions optiques ne dérogent pas à la règle. Nous pouvons imaginer donc un fabricant de lunette placer un distributeur automatique dans des parcs à thèmes, des stades, des magasins, des hôtels, des centres commerciaux, des aéroports… Le tout en incluant des kits de réparation, des étuis, des cordons, des nettoyants de lentilles, et même des accessoires de montage.

Dans la catégorie des lunettes, il n’est pas difficile d’imaginer les fabricants proposer diverses solutions, comme des lunettes de soleil, des lunettes de spectacles (notamment avec les lunettes connectées « Spectacles » popularisées par Snapchat) voire des lunettes 3D. Au fait, beaucoup de voyageurs apprécient la commodité d’un distributeur automatique placé dans un hôtel, pour pouvoir ensuite acheter une paire de lunettes de soleil qu’ils ont perdue.

Snapchat et ses distributeurs de lunettes « Spectacles »

Vous avez bien lu le titre : Snapchat commercialise désormais des lunettes de soleil intelligentes à travers un distributeur automatique que son équipe vient de déposer près d’une plage californienne. En effet, le célèbre réseau social a dévoilé une nouvelle gamme de lunettes de style « funky », qui embarque une caméra sans fil intégrée. Dévoilé en septembre 2016, ce nouveau projet marque donc le premier pas de Snapchat vers le « hardware », s’il s’est jusqu’ici cantonné dans le « software ». En même temps, la société américaine change de nom pour « Snap Inc. ». Appelées sobrement « Spectacles », les lunettes à la Snapchat se vendent à partir de 129,99 dollars à leur début.

La société de réseautage a même créé un map permettant à ses clients de suivre en temps réel  l’ajout ou la relocalisation d’un nouveau distributeur automatique de lunette « Spectacles ».

Mais Snap Inc. ne s’est pas arrêté là ! En avril 2018, la firme californienne de Venice a dévoilé une nouvelle mouture de « Spectacles », ces lunettes de soleil colorées qui prennent des vidéos et les publient directement via l’application mobile. Et cette fois, le projet promet plus d’intelligence en matière de prédiction. Mais malheureusement, le concept de distributeur automatique de lunette n’a plus séduit Snap Inc. car la société a choisi de vendre ses nouveaux produits uniquement en ligne, via Spectacles.com Les lunettes sont d’ores et déjà disponibles en France depuis le 26 avril, et coûtent à peu près 150 euros.

Ambre Garcia et ses distributeurs de produits optiques

L’opticienne Ambre Garcia s’est enragée contre les magasins de lunettes lorsqu’elle a fait l’objet d’une agression dans une de ses boutiques. Pour continuer son activité, elle ne baisse pas les bras et opte pour un nouveau concept : le distributeur de solutions optiques. Elle baptise rapidement son projet pour « Eyes Corner – Optic to go ». Il est vrai qu’un distributeur de lunettes est loin de remplacer un opticien ; mais il fournit un service complémentaire pour l’achat de consommables et de matériels optiques. En fait, l’équipement est supervisé en permanence par un professionnel de santé, qui s’assurera que les marchandises soient adaptées à chaque profil de client. Depuis la mise en place du premier distributeur automatique en 2017, les références commercialisées se multiplient jusqu’à atteindre une quarantaine de produits diversifiés : lentilles de contact, lunettes de lecture à puissances différentes, lunettes solaires mixtes, clips solaires, lingettes nettoyantes, kits d’entretien et autres accessoires.

DesirDyVoir Concept et sa méthode de vente de lunettes

En France, nous observons de plus en plus d’engouement des consommateurs pour le commerce de proximité et pour les produits d’artisanat. Et c’est ce qui a conduit Damien Miglietta à créer sa propre franchise dans la vente de lunettes. Le « fou de lunettes », à l’âge de 32 ans, espère gagner le cœur des porteurs de lunettes dans le monde entier à travers son concept Désir D’Y Voir. Pour cela, il a pensé à rendre des services sur mesure à ses clients avant d’espérer de gagner un quelconque bénéfice.

Ainsi, le concept consiste à satisfaire d’abord les porteurs des lunettes qui reviendront forcément lorsqu’ils auront besoin d’une autre paire. Par ailleurs, dans les magasins estampillés Désir D’Y Voir, chaque visiteur aura droit à visiter l’atelier de fabrication. Il pourra donc assister à la conception et au montage de son produit avant de l’essayer et de le remporter. De plus, ciblant également les plus jeunes, Damien Miglietta a aussi mis en place des ateliers spécialement dédiés aux enfants. Ces petits visiteurs auront l’occasion de devenir un opticien en herbe en fabricant et en personnalisant une paire de lunettes, le tout à partir d’un kit de lunettes prédécoupé.

Pour 2018, le « fou de lunettes » n’espère pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, il envisage déjà d’imiter le concept de distribution automatique de dispositifs optiques de Snap Inc. et d’Ambre Garcia. Il espère aller plus loin en concevant dans chaque magasin une vending machine intelligente et connectée pour l’essayage de lunettes.

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